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LA VIDEO DE LA LECTURE DE CE LIVRE : BIENTOT EN LIGNE

Quand j’essaie de réfléchir à ce qui m’a donné le déclic d’écrire moi-aussi des albums pour enfants, je me demande si ce n’est pas la série Ernest et Célestine de Gabrielle Vincent. Je pense que sa mise en page m’a fait pensé aux story-boards que j’utilisais pour mes court-métrages (une grande image par page représentant un instant de la vie d’Ernest et Célestine accompagnée de seulement une phrase ou deux de dialogue) et qu’inconsciemment ça m’a donné une porte d’entrée à une littérature que je n’osais m’appropriée.

Mais si, Ernest, elle est très belle notre cabane !

J’aime énormément le style intemporel de Gabrielle Vincent. Attention, je parle ici des albums originaux de l’auteure. Je déteste tout ce qui est sorti autour d’Ernest et Célestine depuis, qui reprend les personnages mais pas les dessins. Non, non, non. Si Ernest et Célestine a eu un tel succès mondial c’est justement pour les illustrations merveilleuses de Gabrielle Vincent.

J’aime aussi comment Gabrielle Vincent construit ses histoires. Elle nous donne seulement quelques bribes laissant ainsi l’enfant voyager dans son propre imaginaire avec les personnages.

Pourquoi j’adore Ernest et Célestine ?
  • les illustrations tendres et intemporelles
  • les personnages
  • le bonheur des petites choses
  • l’importance donnée au lien du coeur, à la poésie du quotidien
Monique Martin, pseudonyme Gabrielle Vincent

Monique Martin est une artiste peintre et illustratrice née à Bruxelles en 1928. Très connue dans le milieu de la littérature de jeunesse sous le pseudonyme de Gabrielle Vincent, elle est considérée comme la meilleure illustratrice belge et à l’avant-garde du métier d’illustrateur de livres pour enfants. La série Ernest et Célestine, et d’autres oeuvres mondialement connues comme La Petite Marionnette et Un Jour, Un Chien, lui ont valu de nombreuses récompenses (meilleur livre de jeunesse au Salon du Livre de Montreuil, Prix Sankei Children’s books Publications Prize du Japon, …). En tant qu’artiste-peintre, elle exploite le noir et blanc jusque dans les années ’60 (encre, fusain, crayon, …). Plus tard, elle utilise la couleur et explore de nouvelles techniques comme l’aquarelle, le pastel et la couleur à l’huile. A chaque exposition, elle est encensée par la critique qui souligne la force, la sobriété et la sensibilité de son art. D’aucuns la comparent aux « grands » tels Rembrandt, Degas, Toulouse-Lautrec et Matisse. Après 1981, elle exposera peu, car l’idée de vendre ses oeuvres (qu’elle appelle « son enfant ») la repousse. Douze ans après son décès en septembre 2000, la Fondation Monique Martin voit le jour afin de préserver l’ensemble des oeuvres de Monique Martin et de mieux la faire connaître au public à travers les deux pans de son travail : l’illustration et la peinture.

5 histoires d’Ernest et Célestine (Siméon/la cabane/au musée/un caprice/musiciens des rues), de Gabrielle Vincent, Casterman, 19,95€.

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